L’un de mes rituels préférés de l’été est de trouver multitudes de bons bouquins qui me permettront de lézarder feignassement sur ma chaise longue au bord de la plage pendant que le soleil s’occupera de me donner un joli hâle doré. Malheureusement pour moi, cette année, pas de vacances sur le sable chaud. Je reste à Paris. Mais rien ne m’empêche de profiter des chaleurs estivales au bord d’une des piscines de la capitale ou encore sous l’ombre d’un arbre du Jardins des Tuileries. Et pour ça, j’ai encore plus de raisons de dénicher de sympathiques histoires pour m’évader davantage.

Connaissez-vous « La Petite Boulangerie du bout du monde » de Jenny Colgan ? Pour ce qui est d’une évasion, ça en est une sacrée. Au point que j’ai lu le livre en à peine 1 semaine tellement j’étais plongée dedans. Un « feel good book » qui se dévore sans modération.

C’est l’histoire de Polly, une jeune femme d’affaire qui traverse une sale période de sa vie. Faillite de la société qu’elle a construite avec son mari. Divorce après 7 ans de mariage. Manque d’argent pour tout recommencer à la ville… Elle décide donc de faire un break loin de tout. Sur une île. À Mount Polbearne. Petit village difficile d’accès, relié au continent par une petite route souvent inondée par la marée haute.

Dans sa vie à la ville, Polly a toujours aimé faire du pain, mais plus par passion que par besoin. Dans ce village, elle va se reconstruire petit à petit et découvrir qu’elle peut vivre de cette passion. Bien sûr, ce ne sera pas simple, il y aura de nombreux obstacles. Elle y rencontrera des personnages intéressants, comme un groupe de pêcheurs qui lui redonnera confiance en ce don qu’elle a. Une patronne odieuse, Mme Manse, qui ne souhaitera qu’une chose, qu’elle retourne dans sa ville pour ne pas interférer dans le business des habitants de Mount Polbearne, mais qui, finalement, avec beaucoup de désespoir et de réalisme, finira par lui donner sa chance. Un apiculteur américain, Huckle, mystérieux, qui deviendra un véritable ami. Un petit oiseau, Neil, une sorte de mascotte, qui s’avérera être d’une compagnie exemplaire dans ses instants de solitude … Sans oublier sa meilleure amie, Kerenza, à la personnalité extravagante et les opinions bien tranchées, qui ne la laissera aucunement tomber.

On se laisse vite submerger par l’histoire, les personnages, le décor, les senteurs de pain grillé… et au fil des pages, on veut en savoir plus sur la manière dont Polly va réussir à s’en sortir. J’ai vraiment adoré ce premier tome rempli d’espoirs et de motivations.

Quelle fut ma joie lorsque j’ai découvert qu’un tome 2 venait de sortir.

Deux fois plus d’évasion :

Une saison à la petite Boulangerie

 

Eh oui, je l’ai déjà terminé aussi. En moins d’une semaine. (Quand je vous disais qu’ils se dévoraient).

Dans ce deuxième opus, on retrouve Polly où nous l’avions laissée. Elle travaille à présent à la boulangerie du village qui cartonne, a acheté un phare en guise de maison, et vit le parfait amour avec l’un des personnages du tome 1. Sans oublier son animal de compagnie atypique, Neil, le macareux. Pourquoi écrire une suite quand tout semble parfait n’est-ce-pas ? Parce que le sort à tendance à s’acharner sur certaines personnes malheureusement. Polly va devoir faire face à de nouveaux problèmes quotidiens. Comme se faire virer et devoir continuer à payer l’acquisition du Phare. Établir un plan pour créer son propre business, sans un sous en poche. Vivre une relation à distance. Perdre l’amour… Complètement abattue, harcelée par de mauvaises personnes, délivrée à elle-même, elle va tout de même continuer à se battre, malgré les obstacles.

MES IMPRESSIONS

Ce que j’ai beaucoup aimé dans ce deuxième tome, c’est qu’il reflète beaucoup de réalités. Il m’a d’ailleurs fait penser à moi à certaines périodes de ma vie. On passe tous par des coups durs, et on a très vite tendance à vouloir baisser les bras, pensant que notre vie est complètement gâchée. Que ce soit financièrement, professionnellement ou même en amour. Mais l’espoir, la confiance en soi, certaines rencontres inattendues, et l’aide aussi de personnes positives autour de soi, peut nous permettre de remonter la pente. Et oui, la vie continue. Elle est ainsi faite, de hauts et de bas. Et il ne faut surtout pas perdre espoir. Un échec ne signifie aucunement qu’il ne faut pas réessayer.

L’un des personnages que j’adore, est d’ailleurs un exemple parfait avec un optimisme débordant. Il s’appelle Reuben. Rencontré dans le 1er bouquin, c’est un très bon ami de l’apiculteur, Huckle. Riche à souhait grâce à une invention, il va finir par tout perdre dans ce deuxième livre, devra tout abandonner, et même se résoudre à rouler en trottinette. Mais malgré tout, il reste optimiste et continue à se dire tout haut qu’il est génial. C’est sa manière de surmonter tout ça. Il va d’ailleurs l’enseigner à plusieurs personnes qu’il rencontrera au cours de cette aventure. Et ça portera ses fruits.

Après avoir lu ces deux romans de Jenny Colgan, je peux vous assurer que je suis requinquée. Comme une envie de réaliser mes rêves, de me battre pour… et de cuisiner 🙂 Effectivement, à la fin de chaque bouquin, Jenny Colgan nous délivre quelques recettes bien sympathiques et fortement alléchantes comme celle du « gâteau au chocolat qui déchire ».

Voilà ma petite découverte de l’été.

Pour les intéressés, vous pouvez vous la procurer juste ici aux éditions Pocket : UNE SAISON À LA PETITE BOULANGERIE

Si vous aussi, vous avez lu ces deux bouquins, je suis toute ouïe pour connaître votre opinion. Et pour ceux qui auraient d’autres romans à me conseiller, je suis preneuse.

Et répétez après moi :

Je suis génial(e) !!!!

Plus fort. 

JE SUIS GÉNIAL(EEEEE)

🙂

 

Secrètement, J.