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Ça y est c’est la rentrée. Nombreux sont ceux qui sont partis cet été, pour fuir ce temps de merde sur la capitale. Soleil, détente, bronzage, et selfie en tout genre pour se la raconter auprès de ceux qui n’ont pu partir.

(Je sais, j’ai fait la même…

On est vache ? Oh ça va, vous auriez fait pareil si vous aviez pu, ne dîtes pas le contraire.)

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Et souvent durant cette fameuse période estivale, on se sent généralement au top de notre forme (à comprendre, de notre capital beauté). L’été, il y a comme des phéromones qui se baladent dans l’air. Les gens sont bronzés, sexy, souriants, détendus et beaucoup plus abordables que dans notre train train quotidien. Il arrive même qu’on craque très facilement sur le G.O. du camping, il est tellement vachement sexy quand il nous apprend à danser la salsa. Ou bien sur l’inconnu mystérieux de la chambre en face de la nôtre qu’on voit souvent défilé en serviette lorsqu’il sort de la douche. Ou encore sur ce mec musclé trop mega mignon qui joue au beach volley sur la plage tous les après midis.

Et avec notre sex appeal à couper le souffle, bien évidemment, on les fait succomber (parfois tous en même temps). S’ensuit alors une merveilleuse histoire d’amour passionnelle parfaite avec le plus méritant, qui nous fait passer le plus bel été de notre vie.

Mais toute bonne chose a une fin. Il est temps de quitter notre sexy don juan des vacances, dont on est déjà follement amoureuse bien sûre, pour retrouver cahiers, bureau, collègues et déprime générale.

Alors on se promet de s’écrire, de se téléphoner, de se textoter, de se skyper, de s’envoyer des pigeons voyageurs, et de ne SURTOUT pas s’oublier jusqu’à nos prochaines retrouvailles…

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Pouvons nous réellement vivre une relation à distance ? Pouvons nous construire quelque chose en ne vivant rien du quotidien de notre partenaire ? Pouvons nous monopoliser ses pensées ? Pouvons nous avoir confiance en lui ? Et en nous ?


(suite…)

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Hier après-midi, je regardais un film à l’eau de rose sur M6. Vous savez, ce genre d’histoire où tout finit TOUJOURS bien. Tout ça pour nous émerveiller devant les soit disant miracles de l’amour… (ou nous attrister sur notre pauvre sort de poisseuse à qui ça n’arrive jamais !!!!)

C’est TOUJOURS le même schéma : Au début, ils se rencontrent. Soit ils se détestent, soit au contraire ils ont un big coup de foudre. Ensuite, ils tombent amoureux et vivent les meilleurs jours de leur vie. Puis ils s’engueulent, ou quelqu’un essaie de les séparerHistoire de pimenter l’intrigue. Et à la fin, ils finissent par comprendre qu’ils sont fait l’un pour l’autre. L’homme lui demande sa main. Happy End.

Mouais… À croire que chez M6, ils croient encore tous au père Noël.

Le BON mec tombe rarement du ciel. On passe d’abord par plusieurs « connards », comme si notre charmante destinée avait décidé de nous endurcir avant d’affronter l’amour véritable (en imaginant qu’il existe!! )

Pour ma part j’ai plutôt collectionné les infidèles, les menteurs, les mythomanes, les sérials baiseurs,  les voleurs… et bien souvent tout ça à la fois.

Mon meilleur ami Seb pouvait les sentir à 10 km et me prévenait toujours lorsqu’il fallait que je me méfie. Mais comme une future cinglée en recherche d’adrénaline, je me jetais toujours en plein dans la gueule du loup. En remarque, lui, il n’était pas mieux avec ses michtoneuses, idiotes, qui ne savaient jamais ce qu’elles voulaient.


 L’amitié relie trois grands C :

la Confiance, la Complicité, la Connerie.


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Puis un jour, j’ai eu une révélation… Qui me connaît vraiment ? Qui me fait constamment délirer ?  Qui semble totalement me correspondre ? Avec qui ai-je le plus de points communs ? 

Je l’avais toujours trouvé mignon. Brun, aux yeux marron, grand, intelligent, drôle. Et si c’était lui ? Il était là, sous mes yeux depuis 2ans.

Mon meilleur ami !!!

(Bon là, je pourrais carrément sortir d’une de ces fictions de M6 si je m’entendais réfléchir… )

(suite…)

Carrie est une jeune femme très jolie, avec ce petit quelque chose qui attire tous les hommes. Ce doit être son côté femme enfant qu’elle allie parfaitement bien à une facette sexy.

Mais malgré le nombre d’hommes qui lui tournent autour, elle n’en voit qu’un. Bastien.

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Carrie et Bastien se sont rencontrés en soirée, il y a maintenant un an. Il n’était pas du tout son style lorsqu’il vint l’aborder. Mais il a su trouver les mots justes pour attirer tout de même son attention. Ce soir là, Carrie venait de rompre avec son ex petit ami, avec qui elle était en couple depuis un an. Ce dernier voulait entièrement contrôler sa vie. Ce n’était plus possible. Elle devait fuir ce possessif et manipulateur. Et sur un coup de tête, elle donna son numéro à Bastien.

Après plusieurs rendez-vous, Bastien avoua à Carrie qu’il était en couple. Mais elle avait ce quelque chose qui l’attirait vraiment. Il ne pouvait l’expliquer. Sur un coup de désespoir, sortant d’une histoire d’amour qui l’avait totalement anéantie, Carrie se laissa embrasser par le beau brun, se rassurant qu’elle n’aurait aucunement besoin de s’accrocher à lui puisqu’il était en couple. C’était une échappatoire idéale.

Mais la fatalité la rattrapa. On ne contrôle pas toujours ce qu’on ressent, et après plusieurs « tête à tête » langoureux, elle finit par tomber complètement amoureuse de Bastien.

Il avait cette facette mystérieuse et ce côté protecteur qui pourrait faire fondre n’importe quelle demoiselle. Bastien la rassurait sur tout dans la vie (sauf sur leur avenir évidemment). Il prenait soin d’elle. Il était attentionné, très câlin. Toujours à l’écoute et toujours disponible dès qu’elle avait besoin de lui. Et sexuellement, tout ce qu’elle aimait : fort, viril, et tendre.

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– « Il faut que je l’oublie !!! » déclara t’elle à sa meilleure amie.

(suite…)

David est un célibataire endurcis, qui ne croit plus vraiment en l’amour.

Jusqu’au jour où il rencontra Chloé.

C’était lors d’une soirée entre amis. Il la vit au milieu de cette foule. Blonde, de grands yeux bleu, assise timidement sur son fauteuil. Elle avait ce je ne sais quoi qui le rendait nerveux. Au début il n’osait l’aborder. Mais au fur et à mesure de la soirée, il se retrouvait de plus en plus proche d’elle, jusqu’à ce moment où ils échangèrent leurs 1er mots.

Il y eut tout de suite un bon feeling.

Puis ils se sont revus, et revus, et revus. Ils échangèrent leur premier baiser, leurs premiers fous rires, leur première nuit d’amour. David était heureux. Il avait enfin rencontré une fille bien sous tout rapport, qui lui correspondait aussi bien mentalement que physiquement. Et sexuellement,  n’en parlons pas.

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Ils allaient l’un chez l’autre régulièrement. Rare étaient les soirées qu’ils ne passaient pas ensemble. Ils ne pouvaient plus se passer l’un de l’autre.

C’était la relation parfaite.

Un jour, après 1 mois et demi de relation, David a commencé à avoir envie de lui dévoiler ses sentiments. Vous savez, ce moment où on a envie de crier notre amour à la terre entière. Il voulait construire quelque chose de vraiment sérieux, il le ressentait comme jamais il ne l’avait ressenti auparavant. C’était elle et pas une autre.

Un soir, avant de s’endormir, il lui chuchota au creux de l’oreille :

« Je t’aime Chloé ».

Elle l’embrassa en retour tendrement, et s’endormit.

 » C’est tout ? «  pensa David.

Il s’attendait sûrement à ce qu’elle lui déclare aussi sa flamme, et qu’ils vivraient heureux jusqu’à la fin des temps…

ERREUR…

(suite…)

Je n’y croyais pas, c’était Lui. 

Il y a 8 ans environ, à mes 19 ans, je rencontrais l’homme de mes rêves, du moins c’est ce que je croyais. Je travaillais pour une société de jeux video, Activision. J’étais l’une des ambassadrices du jeu Guitar Hero. Lors d’un Salon, je bossais sur le stand Guitar hero pour présenter aux futurs gamers la toute nouvelle version du jeu.

Et c’est là que je le vis pour la première fois. 

Plus beau que jamais. Je l’avais déjà aperçu à la télévision, il jouait dans une célèbre série sur TF1 et dans plusieurs autres film. Il était encore plus craquant en vrai. Grand, brun, yeux vert noisettes, petite barbe de quelques jours, la trentaine, un sourire ravageur…

Ma collègue se jeta sur lui afin de faire une photo à ses côtés. Un peu gênée, je pris place également auprès de lui. Bien évidemment j’étais horrible sur la photo, une mine fatiguée de 3 jours intensifs de taf, une tenue anti sexy exigée par le salon (pantacourt/converse/débardeur), et mes cheveux blond mal coiffés, mais lui, il était renversant dans son petit pull noir…  Puis il disparu aussitôt dans la foule, sans même qu’on ait réellement le temps de lui parler.

– « Il a dû nous prendre pour des petites groupies. » chuchota ma collègue. 

Adieu homme de mes rêves…

J’étais encore loin de me doutais des évènements futur…

 


 2 ans et demi plus tard


 

– « Bonjour mademoiselle, j’ai l’impression de vous avoir déjà vu quelque part ? On se connait ? « 

C’était lui.L’acteur, le comédien, le tombeur. Comment m’avait-il retrouvé sur Facebook ? Connaissait-il mon nom ? Se souvenait-il vraiment de moi ? Il m’avait surement aperçu dans cette émission de téléréalité à laquelle j’ai participé. Aucune chance qu’il ne se souvienne de moi dans ce salon, il m’avait à peine adressé un regard.

(suite…)

Retour en France

Il était là, dans ce bar, rue de la Huchette. Il fêtait son anniv’, ses 25ans, entouré de tous ses potes. Il m’avait invité. C’est la 1ère fois que je le revoyais depuis notre séparation, avant ce fameux tournage des Anges de la Téléréalité. Je me tenais sur le trottoir, devant la vitrine de ce bar, et je l’observais. Il était aussi beau que dans mes souvenirs. Je voulais rentrer, lui sauter dessus, lui crier « Bon anniversaiiiiire » et lui dire à quel point il m’avait manqué… mais quelque chose me retint.

(…)

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« Bonjour Julia » , me cria Marc, un de ses meilleurs amis.

J’entrais discrètement. Mon coeur palpitait. Il se retourna vers moi, un sourire au coin des lèvres. Était il aussi ravi que moi de me revoir ? Depuis ce fameux SMS sur Sofiane, où je cherchais à le rendre jaloux, je ne savais plus ce qu’il en était de nous. Il avait évité mes appels, on lui avait surtout interdit de prendre contact avec moi, mais depuis, tout semblait différent. Il savait pour Sofiane. Il savait pour Geoffrey. Il m’avait tout de même demandé de le rejoindre ce soir, pour son anniversaire, était ce par politesse, ou pour me voir réellement ?

– « Bonjour tout le monde » , lançais je discrètement, d’un petit geste de la main.

« Toujours aussi belle » , me murmura t’il, en déposant un délicat baiser sur le coin de mes lèvres .

Merci au bronzage de Hawaï qui cachait mes rougeurs. Il avait cette facilité à me déstabiliser en une fraction de seconde.

La soirée se passa plutôt bien. On buvait des cocktails à consonance coquines :  orgasme, fellation, cunnilingus, sperme du serveur… Ses amis, tous ravis de me revoir, racontaient de bonnes vieilles blagues. J’appréciais leur compagnie. Comme au bon vieux temps. K allait de siège en siège, discutant avec tous, riant, s’amusant. C’était bon de le voir ainsi. La dernière fois que je l’avais vu, il prenait un taxi direction l’aéroport pour tourner une série aux Etats Unis. Je me souviens encore de ce matin là, comme si c’était hier, toutes ces larmes versées. C’était il y a 3 mois. Nous pensions qu’il valait mieux nous séparer, afin de mieux vivre nos aventures. Nous n’étions pas réellement un couple, alors il ne fallait pas s’attendre…

Mais 3 mois après, tous deux sur Paris, c’était inévitable. Il fallait que l’on se revoit, savoir où nous en étions…

Ce soir là, nous sommes rentrés ensemble. Je l’avais enfin rien que pour moi. Et pourtant… Je le sentais tellement ailleurs. Avait il rencontré quelqu’un d’autre ? Est ce que je lui plaisais toujours ? Avait il été déçu par moi, même s’il savait pertinemment que je n’agissais pas de mon propre intérêt ? Je savais que j’y avais été un peu fort en lui parlant de Sofiane. J’avais carrément dit que c’était un « coup de coeur », mais je voulais surtout qu’il se rende compte qu’il pouvait me perdre s’il ne réagissait pas.

– « Quelque chose ne va pas, n’est ce pas ? »  finis-je par lui demander.

« Pourquoi dis tu cela ? »

« Je le sens. J’ai l’impression que quelque chose te tracasse. Ce n’est plus comme avant … »

« Ça fait 3 mois Julia, c’est peut être normal que ce soit tendu au début. »

– « Tu as peut être raison. »

Je n’en étais pas persuadée.

« As tu rencontré quelqu’un d’autre ? » lui demandai-je à nouveau.

Le silence qui suivi me glaça tout le long de la colonne vertébrale.

« Personne en particulier » ,finit-il par me répondre. « Mais j’ai couché avec une fille, un soir. »

Je restais muette. Je bouillais au fond de moi mais je ne pouvais rien laisser transparaitre. Nous n’étions pas ensemble, je ne pouvais rien dire. Il ne m’appartenait pas, je ne lui appartenais pas. Et pourtant, dieu que j’avais mal d’entendre ces mots. Je voulais m’enfuir et hurler, mais je ne devais pas. Pendant 3 mois, j’avais embrassé deux garçons. Sofiane et Geoffrey. Mais à aucun moment j’aurais été plus loin avec eux, ni avec personne d’autres d’ailleurs. Je savais qu’à la fin de cette aventure, je retrouverais K. C’était pour moi hors de question que je couche avec quelqu’un d’autre sans savoir où nous en étions réellement. Par contre pour lui, ça semblait bien différent. Était il réellement passé à autre chose aussi facilement ?

« Julia, dès les premiers jours de tournage des Anges, tu m’as parlé de Sofiane comme d’un coup de coeur. »

« Je voulais te faire réagir. Tu disais que tu ne voulais pas être en couple, qu’on ne se devait rien. Je marchais dans ton sens mais je voulais que tu finisses par te rendre compte que je comptais quand même. »

« Me faire réagir en quoi ? Je n’arrêtais pas de te dire que tu me manquais. Je l’ai ressenti dès mon départ à Los Angeles, tu m’as manqué dès la 1ère seconde. Quand tu m’as parlé de Sofiane, j’ai reçu comme un coup de poignard. Je te disais que tu me manquais, et tu me parlais d’un coup de coeur. »

« Mais tu rajoutais sans cesse, « Fais ta vie. On n’est pas ensemble. On ne se doit rien ». J’aurais voulu.. »

« Tu aurais voulu quoi ? Aucune fille ne t’arrivait à la hauteur. Je n’ai toujours voulu que toi. Je n’ai pas envie d’aller voir ailleurs. Pour moi c’était déjà beaucoup de te dire que tu me manquais, de te prouver que je tenais plus à toi que tu ne le pensais. Mais tu as tout gâché. Je suis revenu blessé à paris. Et un soir, je me suis laissé entrainé dans une soirée avec un pote, il m’a présenté des filles et voilà. Pour tout te dire, je n’ai même pas apprécié. Je n’aime pas les plans d’un soir. Mais j’avais besoin de me changer les idées, de t’oublier. Et ça n’a pas marché. »

Du dégoût, je crois que c’est ce que je ressentais et pourtant je restais persuadée que c’était de ma faute, j’avais provoqué tout ça. Pendant quelques jours, nous avons pris nos distances. Je n’arrêtais pas de l’imaginer dans un lit avec une autre fille. Mais il me manquait…

Puis nous avons décidé de nous revoir… petit à petit…

Je l’aimais. J’étais incapable de le lui dire. Je savais qu’il fuirait s’il savait. Il avait un véritable problème avec le mot « couple », comme si on lui dérobait sa liberté. Alors je feintais. J’allais dans son sens, juste pour ne pas le perdre. Nous étions de nouveau un couple sans en être un. Une relation in-between. Bien que je rêvais qu’il finisse par m’avouer des sentiments cachés.

 La passion revenait, petit à petit. Tout était parfait.

Enfin presque…

Un autre tournage allait bientôt commencer, et cette fois-ci, il allait durer plus longtemps que le premier. Crotte.

Évidemment, s’il partait pendant 3/4 mois, l’éternelle question de s’attendre ou non revenait sur le tapis. Je ne pouvais rien lui imposer.

« Bon bah, nous avons une nouvelle date de péremption. Il nous reste jusque fin juillet pour en profiter. Ensuite on verra où on en est à ton retour. » 

Je me donnais un air complètement détaché en prononçant ces mots. Comme si ça ne me touchait pas. Comme si je n’étais pas in love. Dans mon esprit, à son retour, on se retrouverait à nouveau. Je l’attendrais, sans faire d’erreur et tout repartirait comme maintenant. Tout ce qu’il suffisait, c’était de lui faire croire qu’il avait sa liberté, pour qu’il ne se sente pas emprisonné dans une relation. Et à son retour, il verrait que je suis toujours là.

Au mois de juin, j’étais tous les jours chez lui. Sa mère m’avait complètement adoptée, on s’entendait comme deux copines. Le soir, les potes de K passaient, ils jouaient de la guitare, et je les regardais comme une groupie. K écrivait même des chansons, qu’il s’empressait de me jouer juste après. Lorsque je voulais rentrer chez moi, il ordonnait à sa mère de m’interdire d’aller jusqu’au RER. C’était pour lui hors de question que je m’échappe. J’étais sa prisonnière, et il me le rendait bien. Nous vivions au jour le jour, comme coupé du monde. Bien que la diffusion des « Anges » passaient à la tv.

Je vivais plutôt mal cette diffusion. D’une, ça me rappelait cet éloignement, puis je voyais bien que ça perturbait pas mal K de revoir cette histoire avec Sofiane, il préférait ne pas regarder d’ailleurs. Le passage avec Geoffrey n’était pas comme on m’avait dit qu’il serait. En tant que téléspectatrice, cette « Julia » à l’écran passait pour la pire des garces. Je comprenais la haine qu’on pouvait avoir à mon égard, si on ne connaissait pas la « vraie version », même si parfois cette haine semblait sur dimensionnée. Qu’on m’insulte était un fait, mais qu’on aille insulter ma mère, ma grand mère et j’en passe me rendait d’une humeur massacrante. K le voyait. Il me reprochait de trop faire attention à ce que les gens pensaient de moi, mais il ne comprenait pas que j’avais une rage, je voulais montrer la vérité aux gens, mais personne ne voulait l’entendre. C’était tellement plus réjouissant de blâmer quelqu’un. Heureusement que ceux qui me comprenaient étaient là, la « #Juliafamily » comme ils se surnommaient, je crois que leur soutient a été l’une de mes plus grandes forces à ce moment précis.

Puis un soir, sa mère lui parla :

« Toi tu es amoureux de Julia. »

« N’importe quoi ! » dit-il.

« Arrête, je suis ta mère, je sens ces choses là. »

« Elle a carrément raison, ça se voit trop.  » surenchérit son petit frère.

Début juillet, je commençais à me sentir patraque, nauséeuse, malade… Je suis restée enfermée chez moi au lit durant une semaine.

La semaine d’après je suis partie voir ma grand mère dans la campagne de mon enfance. Elle était malade, je savais que passer quelque jours auprès d’elle lui ferait du bien. Ça me faisait d’ailleurs beaucoup de bien aussi, comme un besoin de me ressourcer quelques jours, loin de toute cette médiatisation.

À mon retour, K n’était plus le même. Il nous restait 2 semaines avant la fin du mois de juillet, avant la fin de notre date de péremption.

– « On essaie de se voir lundi ? »

– « Je ne peux pas lundi, j’ai répét’, et ça va finir tard. »

– « Et jeudi ? »

– « Jeudi, j’ai une soirée de prévu avec les potes. »

– « Hmm, bon bah, il me reste mardi 23 de libre, ça te dit ? »

– « Je te tiens au courant mais logiquement c’est bon . »

Distant. Jamais dispo. Mon 6ème sens féminin m’avertissait bien que quelque chose de bizarre se tramait.

La chance que j’avais avec lui, c’est qu’il ne mentait jamais. Enfin une chance est un bien grand mot, parce que la vérité peut parfois être très blessante.

Je lui envoyais donc un SMS :

Julia : Dis moi pendant mon absence, il s’est passé quelque chose ? Tu as couché avec une autre ?

K : Oui

Julia : Une seule ?

K : Non, 2.

Julia : Et tu comptais me le dire quand ?  Après avoir couché une dernière fois avec moi ? En gros, tu me mélanges à tes plans Q c’est ça ? C’est comme ça que tu me perçois ?

K : Nous sommes plus que des plans Q, tu le sais très bien. Je comprendrais que tu me detestes.

Julia : Que je te deteste ? Mais tu n’es qu’un connard !!! Je suis malade, je m’absente deux semaines et tu dérailles complètement. Qu’est ce qui t’arrive ?

K : Nous ne sommes pas ensemble Julia. Nous avons décidé de tout arrêter.

Julia : Oh c’est facile, oui,  ça t’arrange de dire ça. Et tu ne pouvais pas attendre fin juillet non ? Il fallait que tu me fasses endurer ces putain de conneries avant de partir ?

K : C’est peut être mieux ainsi. Je suis désolé.

Julia : Tu me dégoutes. Connard

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J’étais abasourdie. Que s’était il passait en deux semaines ? Tout allait si bien. Était ce à cause d’une prise de conscience ? S’était il rendu compte qu’il était peut être amoureux ? Ou l’inverse ? Est ce que ça lui faisait peur, lui qui cherchait à préserver sa liberté avant tout ? Avait il rencontré une autre fille ? Est ce que la médiatisation de notre « couple » causait trop de soucis ? Était ce à cause des Anges ? Je ne comprenais rien . Il me parlait de Sofiane, d’avoir été trop blessé, qu’il ne voulait plus ressentir ça… Rien n’était clair, il ne semblait même pas savoir lui même il préférait fuir.

Fuir quoi ? Moi ? Mes accusations ? Une discussion ? La vérité ?

Je suis passée de l’incompréhension à la haine. De la haine au dégoût. Du dégoût à la tristesse. De la tristesse aux remords. Des remords à l’incompréhension. Je lui envoyais un milliard de texto, un coup je l’insultais, un coup je l’aimais. J’étais perdue. J’avais besoin de comprendre.

Pourquoi les hommes ne savent ils pas rompre ? 
Pourquoi ne savent ils pas exprimer clairement ce qu'ils ressentent ? 
Pourquoi les hommes sont ils des lâches ?

Puis il parti en tournage…

À son retour en France, 3 mois après, je fini par apprendre que K avait rencontré quelqu’un, qu’il était en couple !!!! PARDON ????  en COUPLE ???? Non ce n’était pas possible, pas lui. Et que cette fille n’était autre que la fille avec qui il m’avait « trompé » . QUOI ???? Oui, oui, elle l’aurait suivi à Los Angeles pour tenter de devenir plus qu’un plan Q … et elle aurait réussis !!! À vouloir trop le satisfaire, je m’étais enfermée dans une « non relation » pour ne pas le perdre, et elle, elle débarque du jour au lendemain, non satisfaite de n’être qu’un plan B, et elle réussis à le convaincre de se poser en couple. Je n’y croyais pas mes oreilles.

C’était une sacré leçon qu’elle venait de me donner.

Ne tentez pas d’être celle qu’il aimerait que vous soyez, soyez vous même, avec vos exigences, et vos revendications.

Ça n’empêche que, 2 mois après cette rupture soudaine, je ne comprenais toujours pas pourquoi il avait changé du jour au lendemain. Il semblait comme amoureux de moi, même sa mère l’avait remarqué, et me l’avait confié.. Ne ressentirait-il plus rien ?

Lorsque nous nous sommes revus, un soir où nous étions booké ensemble dans une boite de nuit, il me lança un :

« Toujours aussi belle » en m’embrassant délicatement sur la joue, avec son regard envouteur qui me déstabilisait comme autrefois.

Je restais persuadée que c’était impossible. Que je pouvais réparer tout ça. Que c’était une histoire inachevée. Qu’il allait revenir. Rien ne coïncidé, il ne pouvait pas être avec quelqu’un d’autre. Je devais le récupérer.

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Les hommes, c’est bien connu, ont toujours eu plus de difficulté à communiquer que les femmes. Nous sommes plus cérébrales tandis qu’ils sont plus actifs. Discuter ? Pour quoi faire ? Ils savent pertinemment qu’on cherchera à avoir le dernier mot, à nous défendre, et ça pourrait devenir une discussion difficile et gênante sans fin. Alors ces lâches, ils préfèrent ne rien donner comme explications, comme ça ils n’endossent pas complètement le mauvais rôle, puisque la femme pensera que c’est de sa faute, ils s’en vont nous laissant dans le doute, et ils ne nous voient pas vraiment pleurer. Parce qu’au fond ils veulent tout de même éviter de nous faire souffrir, enfin plutôt éviter de nous VOIR souffrir, parce que « nous faire souffrir «  dans tous les cas, ils y arrivent très bien.

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Sauf que forcément, butée et cérébrale que nous sommes, nous avons besoin de comprendre pour avancer. Comprendre s’il y a encore de l’espoir. Comprendre l’erreur qu’on a faite. Parce qu’on a du commettre une putain d’erreur pour qu’ils décident de fuir comme ça.

« Quitter l’autre sans explication, c’est ne lui laisser aucune chance de se défendre, aucune chance de dire : “Je ne suis pas d’accord” ou “Toi aussi, tu portes ta part de responsabilité”, (…) Le non-dit tue l’autre, qui, dans ce silence, va investir tous ses fantasmes, toutes ses incertitudes. Il est ensuite très difficile pour la femme quittée de se reconstruire car, d’une certaine façon, elle se trouve niée dans sa totalité. »

explique la psychanalyste Martine Teillac.

 Les hommes ont énormément de mal à avouer leurs sentiments et à dire les choses franchement. Dans nos sociétés, l’homme a l’habitude d’être dans l’action. Il est à la recherche de concret, de résultats. Or, la rupture est synonyme de perte et d’incertitude, donc d’angoisse.

C’est pourquoi ils sont si nombreux à éviter de rompre clairement ou à nouer très vite une nouvelle relation après avoir quitté leur compagne… quand ce n’est pas avant. Une manière pour eux de conjurer une angoisse d’autant plus difficile à surmonter qu’ils ont du mal à l’exprimer.

analyse Stéphane Szerman, psychothérapeute

En gros, mesdames, si votre ex s’est barré sans explication concrète, c’est normal.

Les hommes ne savent pas rompre !

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Et nous, comme de parfaites petites idiotes que nous sommes, nous pensons qu’il y a encore de l’espoir.

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Leurs 5 manières de rompre :

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– Les MAGICIENS : Ils disparaissent du jour au lendemain, sans donner de nouvelles. C’est simple de quitter une relation sans importance de cette manière, un plan Q, une sexfriend, ou une nana qui vit à des milliers de km par exemple. C’est un manque de respect total. Mais ils s’en foutent, ils ne comptent pas vous revoir. C’est difficile à admettre, mais plus vous êtes facile à attraper, plus vous êtes lâchée de cette manière en général.

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– L’ ILLUSIONNISTE : Il reste mais ça fait sûrement un moment qu’il veut partir… il ne sait tout simplement pas comment s’y prendre pour vous quitter. Alors il commence à devenir de plus en plus distant, laissant mourir la relation, attendant surement que vous fassiez le premier pas vers la rupture. C’est plus simple pour lui que la femme endosse le mauvais rôle. Il a l’impression de faire moins de mal ainsi. Mais comme ça n’aboutit pas, il finit par fuir sans réelles explications. Alors si vous le voyez entretenir les méthodes du fameux film  » Comment se faire larguer en 10 leçons? « , vous savez à quoi vous attendre.

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– Le MENTEUR TROMPEUR : Lui il ne sait carrément pas rompre, alors il reste, en profitant de tous les aléas à côté. Il vous ment en vous regardant droit dans les yeux, et vous trompe sans aucun remords. Vous n’y voyez que du feu, ou vous le jetez sauvagement, et ça l’arrange.

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– Le PROFITEUR : Vous êtes folle amoureuse de lui, et il le sait. Alors il s’en sert, il en profite, tout en vous confrontant à la réalité. Vous n’êtes pas la seule. Vous acceptez de le partager, parce que vous ne voulez pas le perdre, et il accepte ce genre de procédé. Il vous apprécie, réellement, mais ne s’attache pas. Il pourra être le plus tendre, le plus câlin, mais à la question : Quel avenir avons nous ? Il vous fera espérer qu’il peut y avoir plus, parce que lui meme ne sait pas de quoi l’avenir est fait, mais il ne vous cachera jamais qu’il y en a d’autres. Il sait que par le sexe et les attentions, vous essayez de le garder davantage de peur de le perdre et il en profite. Jusqu’à temps qu’il trouve la bonne.

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– L’HONNÊTE : Lui, il est loin d’être un lâche. Il prend la femme entre quatre yeux et lui dit ses 4 vérités. Quitte à être cru. Il sait que pour tourner la page, elle a besoin de le haïr, alors il ne mâchera pas ses mots, même si elle pleure. Il prend entièrement le rôle du bourreau, mais il sait que c’est pour un bien, votre bien. Il ne donne aucun faux espoirs. Malheureusement, ils sont bien rare ces hommes là.

Alors si vous tombez sur l’un d’eux, stoppez toute illusion. Pas de récup’, pas de recyclage, oubliez !!!

J’ai voulu y croire. Peut être qu’il ne faut pas faire de généralité après tout.

Conclusion : Il a fini par couper définitivement les ponts, et vit depuis 1,5ans une belle histoire d’amour avec Elle.

Et moi ?

Sans commentaires.

« Celui qu’on aime a tout droit contre vous, même de ne plus vous aimer.  »

de Romain Rolland

Secrètement, J.