Je finis par croire que je ne suis pas faite pour vivre de belles et longueeees histoires d’amour.

Quand je regarde mes grands parents, je me dis qu’ils ont eu une sacrée veine de tomber l’un sur l’autre. 60 ans de mariage vous imaginez. 60 années de pure bonheur. Avec des hauts et des bas, comme tout le monde, mais ils sont malgré tout restés soudés et toujours autant amoureux l’un de l’autre.

couple vieux 2

Lorsque j’ai demandé à ma grand-mère si elle avait eu des doutes quant au fait que mon grand-père n’était peut être pas l’homme de sa vie, (comme j’en ai, chaque fois que je débute une relation) elle m’a répondu :

« Je n’ai connu qu’un seul homme avant ton grand père, j’étais très jeune, je devais avoir 17 ans. Eh bien, je n’ai jamais ressenti avec lui ce que j’ai pu ressentir pour ton grand-père. Alors non, je n’ai pas hésité une seule seconde. À 20 ans, j’ai épousé ton grand père, et je n’ai jamais une seule fois imaginé ma vie sans lui depuis. « 

Ça, c’était vraiment beau à entendre. Et totalement déprimant pour une fille sentimentalement névrosée comme moi.

Pourquoi ? Pourquoi diable ne suis-je JAMAIS tombée sur LA personne moi aussi ? Qu’ai-je fait pour ne tomber que sur des phobiques de l’engagement, des bourreaux de travail, des menteurs infidèles, des jaloux possessifs, des pervers, des enfoirés affectifs ou encore des handicapés du sentiment ? Pire encore, et si c’était eux mon avenir… ?

Âge : 27 ans 3/4 (en phase de péremption, je le sens)

Poids : Quelques kilos à perdre, comme toujours (jamais satisfaite)

Hauteur : 1m70

Mariée : 0 fois (ou plutôt 1/2 si je compte une cérémonie d’amour dans une télé réalité)

Enfant : 0

Relation sentimentale :  Ça ne se demande pas !!!!

Réellement amoureuse : 6 fois (un vrai  d’artichaut)

Causes des séparations : Lassée. Trop jaloux. Paumé. Infidèle. Pas sur la même longueur d’onde. Pas prêt.

C’est à se demander si la société dans laquelle j’essaie d’évoluer actuellement n’est pas complètement atteinte d’anévrisme du coeur.  La plupart des gens songent plus à s’amuser, profiter pleinement de leur jeunesse doré, vagabondant de droite à gauche, plutôt qu’à se construire une famille et un avenir assez tôt.

we

Trop de technologies = Trop de rencontres = Trop de tentations = Trop de libertés = Instabilité sentimentale ?

Car oui, je le reconnais, je suis complètement instable. Mais je ne suis pas la seule, tous les hommes que je rencontre le sont. Tous mes amis le sont. Même le chien de mon voisin l’est devenu !!!

On se dit tous à la recherche du prince charmant, de la femme de nos rêves, mais on ne se donne aucune chance de les garder. Lorsqu’on a un semblant de perfection, on trouve toujours le moyen de tout faire foirer, trouvant le moindre prétexte pour conclure que ce n’était pas ce qu’on désirait.

DES ETERNELS INSATISFAITS,

voilà ce que nous sommes devenus !!!

On préfère ainsi abandonner le game au moindre faux pas et partir à la recherche de « toujours plus, toujours mieux », plutôt que de se contenter du bien que la personne peut nous offrir.

Mais serons-nous pleinement comblés un jour ? Pensez-vous réellement qu'une "perfection" nous attend quelque part ? Devons-nous tester plusieurs histoires d'amour avant de tomber sur LA bonne ?  Et comment peut-on savoir si c'est LA bonne ? Et si nous la loupions sans nous en rendre compte. Serions-nous destinés à finir nos jours seuls, comme des vagabonds sur le bas côté ayant manqués le train du bonheur ?

Mon cerveau ne se reposait jamais, lui, depuis cette dernière défaite sentimentale. J’avais tout misé dessus pourtant. Mais il semblerait encore que mon insatisfaction ait fait des siennes. La fameuse période post-1 an, où tu fais le bilan de ta vie. Tu te demandes si finalement tu es heureuse ? Si tu as fait le bon choix ? Trop de questions existentielles. Tu commences à douter. À vouloir plus de rebondissements. Et tu prends tes distances sans t’en rendre compte, comme si tu ne pouvais te contenter d’un bonheur plat sans qu’un drame ne se passe.

« L’homme n’est pas fait pour vivre un bonheur intérieur durable. On ne peut pas être en « mode bonheur » tout le temps. Nos cerveaux sont trop intelligents pour ça ! »

Et à trop titiller le feu, tu crées carrément un incendie ! Sauf que le nuage de fumée t’emporte avec lui dans les abîmes d’un tourbillon d’égoïsme et tu perds complètement le fil de la relation…

fumée

 

Mais va-t-elle finalement me laisser vivre tranquillement un jour cette INSATISFACTION ?

La réponse est NON, tout homme est et sera toujours un éternel insatisfait !!!

Super

Surtout dans cette société de sur-consommation où le paraître a pris une place bien trop importante. On veut tous l’Iphone dernier cri, la plus belle Porsche, les dernières Louboutin en peau de python, le magnifique sac Chanel vu dernièrement sur Rihanna… acquérir les plus belles choses qui nous semblent totalement inaccessibles. Le rêve ! La quête de l’inaccessibilité restera toujours une fierté éphémère. Et à la nouvelle collection, ce sera has been, on s’en lassera, ils finiront au fond du placard et on voudra la nouvelle tendance. Un cercle sans fin ! Comme a un enfant à qui on offre un nouveau jouet. Il semble le plus heureux, puis le délaisse au bout de deux jours. La quête du nouveau, du plus beau, du top tendance, voilà dans quelle société nous vivons !!! Tout ça, non pour notre bonheur optimal au final (ou peut être durant les quelques prochains jours de l’acquisition), mais pour suivre une mode, et surtout, paraître intéressant aux yeux des autres. On veut que les autres nous envient et nous apprécient. On ne veut surtout pas être considéré comme banal, à la ramasse ou invisible. Alors on se forge une image sur le paraître.

aaa

« Il craignait que l’homme n’en vienne progressivement à ne plus savoir savourer les plaisirs humbles et profonds de l’existence pour devenir un perpétuel insatisfait, toujours en quête de nouvelles possessions. »

-Frédéric Lenoir

 

En amour, c’est presque pareil.

On aime plaire. On aime séduire. À la recherche du plus convoité, du plus beau, du plus drôle, du plus gentil, du plus intelligent… Et si en plus il est inaccessible, c’est Jackpot. La chasse étant bien plus intéressante que la proie en elle-même. Sauf qu’une fois qu’on l’a en possession, que se passe t’il ? Au début on en profite bien. On se sent fière de notre nouvelle acquisition. Tout est merveilleux. Puis petit à petit on n’a plus le même enthousiasme. Si c’était un jouet, ce serait très simple, on le mettrait au fond du placard et on en rachèterait un. Sauf que là on a une conscience, des sentiments sont mis en jeu, alors on réfléchit plus sérieusement. On se demande si on a fait le bon choix. Si on est réellement heureux. On commence à se lasser. On pense qu’on peut trouver mieux. Et voilà comment détruire en deux secondes tout le bonheur qu’on aurait pu avoir…

En étant perpétuellement en quête de re-nouveau !!!

Et pourquoi désire-t-on TOUJOURS ce que nous ne possédons pas ?

La réponse est simple, elle se trouve dans la question. Parce que nous ne l’avons pas encore.

 On ne recherche pas la solitude, on recherche un ami. On ne recherche pas un ami, on recherche un compagnon de route. Finalement, on ne recherche pas un compagnon de route, on recherche l’Amour. En fait ce n’est pas l’Amour réel que l’on recherche, c’est la Perfection. Et la Perfection bah, elle ne se présentera jamais, c’est un mythe !!!

« Ne te laisse pas distraire par le vacarme des hommes, par leur quête insatisfaite, désordonnée. Ils sont comme l’animal emprisonné dans l’enclos, qui tourne sans comprendre et cherche une issue qui n’existe pas. »

– Jean-Paul Bourre

Alors si je ne peux rien faire contre cette insatisfaction perpétuelle, vais-je pouvoir réussir à me contenter de ce que j'ai un jour ? Vais-je pouvoir goûter à un bonheur durable moi aussi ?

« Le bonheur, on ne le trouve pas, on ne l’attend pas, on le fait.

Le bonheur ne dépend pas de ce qui nous manque, mais de la façon dont nous nous servons de ce que nous possédons »

-Arnaud Desjardins

Il semblerait donc qu’il existe une recette du bonheur. C’est à nous de le créer ! J’ai fini par la découvrir en jouant ma Freud intérieure. Reste encore à l’appliquer pour savoir si elle est réellement bénéfique.

 

RECETTE DU BONHEUR :

– Prenez un instant pour vous concentrer principalement sur le moment présent. Primordial !!

– Mesurez l’écart entre ce que vous AVEZ et ce que vous VOULEZ.

– Remuez le tout et observez l’évolution de vos idées. Vous devriez apercevoir que vous avez plus de choses intéressantes que vous ne le pensiez.

– Apportez la Final Touch’. Une pincée de positif. Un soupçon d’excitation. Une pointe d’amour. Tout ce qui rend la chose plus agréable.

Objectif : Obtenir un regard neuf sur ce que vous possédez. Comme si c’était la première fois que vous le regardiez.

– Une fois que tout est prêt, profitez avec plaisir de ce que vous avez. Comme si c’était la dernière fois que vous le verrez.

À GOÛTER AUTANT DE FOIS QUE L’INSATISFACTION SE FAIT RESSENTIR !!!

giphy

Mouais, et sinon, comment fait-on pour s’inscrire dans un monastère ?


« La Vie en elle-même est une toile vide. Elle devient ce que vous peignez dessus. Vous pouvez peindre la misère ou vous pouvez peindre la joie. Cette liberté est votre splendeur ».

 

– Osho


  Secrètement, J.